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AU COEUR DE L'ART

Plasticien

Le regard un peu suspicieux que souligne un sourire énigmatique encadré d'une barbe naissante c'est le personnage que l'on découvre au premier contact. Au fil de la rencontre, son âme de gamin malicieux, perfectionniste, épris de technique et de technologie se découvre.

L’œuvre ressemble au personnage. Sculptures démesurées, vision d'un enfant qui se hisse sur la pointe des pieds pour apercevoir le gigantisme du monde. Objets oubliés a tant les avoir vus revisités par un archéologue facétieux. Détail hyper réaliste au goût du passé. Clin d’œil aux mœurs de son époque a travers les objets de tout les jours.

De la pâtisserie, Stéphane a gardé le goût pour la recherche de recettes minutieusement élaborées des matières qu'il travaille, l'école de peinture lui a donné la maîtrise des formes et des couleurs, et sa vision du monde lui a fait trouvé sa voie.

AU COEUR DE L'ART

Peintre

 

Karine FREYMANN, artiste messine, possède assurément une sensibilité hors du commun qu’elle exprime depuis bientôt quinze années avec talent dans une production artistique discrète d’abord, puis par une présentation au grand public de ses œuvres, dessins et peintures, mais aussi par des expositions en galerie.
Portraitiste hors pair, Karine s’est faite une spécialité dans la représentation débordante d’humanité et de réalisme de sujets plus porteurs dans l’expressivité remarquable de leur personnalité qu’elle leur a donné. Plus encore c’est le poids des ans, la difficulté de vivre, de faire face la vie qu’accusent les portraits. Pour autant, le dessin est pur, monochrome, simple en apparence.


Dessinatrice observatrice, Karine propose dessins et toiles représentant des personnages dans leur simple nudité, mais porteurs des mêmes stigmates de l’existence. Dessins au crayon ou à l’encre de chine, les œuvres sont belles de par la précision des traits, leur très grand dépouillement, mais encore ici l’œil est retenu du fait de l’extraordinaire contraste entre les formes portées sur les supports et par la perception qu’il en retire. Toiles traitant des corps sont réalisées avec la même facture, une présentation des postures et attitudes empreintes de tensions et contractions, de douleurs peut-être que n’occulte nullement le choix d’une coloration le plus souvent monochrome presque sans nuance ou fioriture.
Chacun appréhende les choses et objets, son entourage, les événements et situations ainsi que les gens avec sa capacité sensorielle propre, visuelle notamment, et un vécu personnel participant de leur interprétation. C’est ainsi, en effet, que se fait la restitution par l’œil humain de ce qui est perçu avec, il est vrai, plus ou moins d’exactitude, d’acuité, de lucidité.
L’éveil d’abord aux choses de sa proximité immédiate à l’état enfant, puis plus tard à celles du monde, suscitant une perception très sensible, toute personnelle, mais aussi pour le partage avec autrui, l’acquisition par l’échange culturel, facilitent l’appréhension du beau qu’elle oppose au laid, du plaisir qu’elle différencie de la gêne, voire d’un total déplaisir.
L’expérience de la sensation de sécurité, évaluée par rapport à un danger latent que semble représenter, par exemple, la crainte presque superstitieuse du néfaste, de la force de la nature, de la violence d’autrui.
Artiste aux sujets réalistes, Karine FREYMANN ne trahit pas ses sujets, elle en transcende la représentation en révélant par regard si particulier que l’on croirait volontiers extralucide si bien servi par ce graphisme sans concession, leur part d’humanité cachée.
Si proche de ses modèles, réels ou virtuels, Karine en respecte l’identité, la nature profonde certainement porteuse de tragédie. Assurément les aime. Peut-être les porte-t-elle en elle comme une vision secrète dont elle nous livre, comme une révélation, l’existence à chaque exposition.

AU COEUR DE L'ART

Peintre et sculpteur

Peintre presque autodidacte et élève occasionnel de plusieurs professeurs, tant en France qu'a Berlin j'ai commencé la peinture et le dessin très tôt  étant en classe "option prépa" aux Arts Appliqués a Paris dans ma jeunesse. Professionnellement j'ai choisi ensuite une autre voie sans arrêter pour autant le graphisme, l'aquarelle le fusain et le pastel. J'ai fait aussi des motifs pour des tee-shirt etc...
 
 Les dix dernières années j'ai été primé 5 fois en Moselle. (Voir mon site)
 
 Depuis ma retraite je me consacre a la peinture a l'huile sous toutes ses formes, dans des styles différents, mais dans la technique de base des peintres Flamands, que m'a appris un homme remarquable: Pietro Commin ancien Prof des Beaux Arts de Metz.  N'étant pas pressé par le besoin de vendre ça  me permet de consacrer du temps a la recherche  et a l'étude en  peinture  dans une relative tranquillité d'esprit.
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Peintre

Willem [de] Kooning, né le 24 avril 1904 à Rotterdam et mort le 19 mars 1997 à Long Island (New York), est un peintre d'origine néerlandaise, naturalisé américain, précurseur de l'expressionnisme abstrait.

De Kooning peint des figures, des portraits, en utilisant la gouache, l'aquarelle, le pastel, les techniques mixtes ; il est aussi sculpteur et dessinateur.

Biographie

Le jeune Willem naît à Rotterdam, de Leendert de Kooning, négociant en vin, et de Cornelia de Kooning, née Nobel, qui tient un bar dans le quartier du port. En 1907, alors qu'il a trois ans, ses parents divorcent. Si son père obtient initialement la garde, Willem finit par rejoindre sa mère et sa sœur aînée, Marie Cornelia, née en 1899.

Entre 1916 et 1920, il est apprenti dans l'entreprise de décoration intérieure de Jan et Jaap Gidding, à Rotterdam. Il suit une formation à l'école des arts et techniques de la ville jusqu'en 1921, pendant qu'il travaille pour Bernard Romein, directeur artistique et designer. Il voyage à travers la Belgique en 1924 et enchaîne différents travaux comme peintre et décorateur. Il retourne à Rotterdam, échoue à finir son apprentissage à l'académie et décide d'émigrer.

À 21 ans, en 1926, il s'embarque clandestinement pour les États-Unis. Après avoir habité à Newport, en Virginie, puis à Boston et Hoboken, il s'installe à New York où il vit de petits boulots. Il découvre Greenwich Village, le quartier des artistes, et rencontre tout d'abord Stuart Davis et John Graham, puis David Smith, Arshile Gorky et Sidney Janis (en), marchand d'art influent. Il devient membre de l'Artists' Union en 1934 et reçoit ses premières commissions du Works Progress Administration (WPA) dès l'année suivante. Après avoir rencontré le photographe Rudolph Burckhardt, le poète Edwin Denby (son premier client), Ibram Lassaw (en) et le critique d'art Harold Rosenberg, il décide alors, en 1936, de se consacrer entièrement à la peinture.

En 1937, il est désigné pour peindre le mur du hall de Pharmacie à la Foire mondiale de New York de 1939. Il rencontre Philip Guston et Barnett Newman, ainsi qu'Elaine Fried, qui devient sa femme en 1943. C'est à cette époque qu'il commence sa première série de Women (1938-1944). Il travaille parallèlement sur la création de costumes et de décors pour le ballet Les Nuages au Metropolitan Opera House. En 1942, il participe à l'exposition collective « Peintures américaines et françaises », dans le cadre de laquelle il rencontre Marcel Duchamp et Jackson Pollock. En 1946, il réalise une série d'abstractions en noir et blanc, avant de commencer l'année suivante sa seconde série de Women.

Arshile Gorky, avec qui il va partager un atelier en 1947, s'intéresse aussi bien à l'abstraction qu'à la figuration. Grâce à ses conseils, De Kooning « apprend à garder une forme plate tout en donnant l'idée d'un volume. » Ils sont tous deux inspirés par Joan Miró et Picasso.

En avril 1948, il expose pour la première fois seul, à la Charles Egan Gallery. Le Museum of Modern Art (MoMA) est le premier à lui acheter une toile, Painting (1948). À l'invitation de Josef Albers, il enseigne au Black Mountain College, en Caroline du Nord. L'année suivante, il participe avec sa femme Elaine à l'exposition organisée par la Sidney Janis Gallery, intitulée « Artists: Man and Wife ». Il devient par ailleurs membre de The Club, qui regroupe différents artistes.

En 1950, plusieurs de ses œuvres sont sélectionnées par Alfred H. Barr, Jr., directeur du MoMA, pour la 25e Biennale de Venise ; c'est sa première exposition à l'étranger. Il commence à cette époque sa troisième série de Women, tout en enseignant à l’école des beaux-arts et d'architecture de Yale, à New Haven, dans le Connecticut. Il publie l'année suivante « What Abstract Art Means to Me » dans le Bulletin du musée d'art moderne. C'est en 1951 qu'il commence à fréquenter avec sa femme la maison d'Ileana et de Leo Castelli dans East Hampton, Long Island. Il décide d'installer son atelier dans cette région, à partir de 1961, et s'y installe complètement en 1963.

En 1953, il expose plusieurs toiles à la Sidney Janis Gallery sur le thème « Paintings on the Theme of the Woman ». Le MoMA acquiert pour l'occasion Woman I. Il commence en 1955 une série de paysages urbains abstraits. Il se sépare d'Elaine. L'année suivante naît sa fille Johanna Liesbeth (Lisa) qu'il a avec Joan Ward. À partir de 1957, il réalise une série de paysages abstraits.

Il est représenté en 1959, avec cinq de ses toiles, à la Documenta II à Cassel, en Allemagne ; il reproduit l'expérience en 1964, pour la Documenta III, avec quatre nouvelles œuvres. En 1962, il obtient enfin la nationalité américaine. Il a droit à sa première rétrospective dans un musée américain, en 1965, au Smith College Museum of Art, à Northampton, dans le Massachusetts ; la même année, il prend position contre la guerre du Viêt Nam.
Seated Woman (1969-1980) à Rotterdam.

En janvier 1968, il se rend pour la première fois à Paris, où il expose en juin, chez M. Knoedler et Cie. Il rencontre Francis Bacon à Londres. Il profite de sa tournée européenne pour retourner en Hollande, la première fois depuis 1926, à l'occasion d'une rétrospective au Stedelijk Museum d'Amsterdam. Celle-ci est présentée successivement à la Tate Gallery de Londres, au MoMA de New York, à l'Institut d'art de Chicago, ainsi qu'au musée d'art du comté de Los Angeles. L'année suivante, il se rend à Rome où il exécute ses premières sculptures, puis au Japon, en 1970, où il s'initie aux techniques de dessin japonais, notamment celle du nihonga. Il crée une série de lithographies pour la Hollander Workshop de New York.

En 1974, la Galerie nationale d'Australie de Canberra acquiert Woman V pour 850 000 dollars, le plus haut prix jamais atteint alors pour un artiste américain vivant. Neuf ans plus tard, il atteint un nouveau record : sa toile Two Women est vendue chez Christie's à 1,21 million de dollars, nouveau record pour une œuvre d'un artiste vivant de l'après-guerre. En novembre 1989, Interchange (1955), mis aux enchères par Sotheby's, atteint un nouveau record avec 20,8 millions de dollars.

En 1978, Elaine, qui a également acheté une maison à East Hampton, renoue avec son mari. Elle meurt d'un cancer du poumon en 1989, à Southampton. Sa fille Lisa et John L. Eastman sont nommés par la Cour suprême de New York comme conservateurs des biens du peintre, atteint par la maladie d'Alzheimer et incapable dorénavant de gérer ses affaires ; il continue toutefois à peindre des œuvres qui font l'objet d'expositions.

Willem de Kooning meurt à l'aube de son 93e anniversaire, dans sa maison d'East Hampton.

AU COEUR DE L'ART

Peintre

Robert Motherwell, né le 24 janvier 1915 à Aberdeen (État de Washington, États-Unis) et mort le 16 juillet 1991 à Provincetown, dans l'État du Massachusetts, est un peintre américain associé à l'expressionnisme abstrait.

Biographie

Son père, banquier, est d'origine écossaise et sa mère, irlandaise. Son patronyme est d'origine médiévale écossaise et provient d'un village où se trouvait un puits très connu des voyageurs et appelé « le puits de la Sainte Mère » (« Mother-Well »)1. Il est fils unique.

En 1918, la famille s'installe à San Francisco (Californie). Il étudie quelque temps la peinture à l’École des Beaux-Arts puis il entre à l’Université Stanford de Palo Alto (Il obtiendra le Bachelor of Arts de philosophie en 1937). Il s’intéresse également à la musique et rédige un mémoire sur la relation de Eugene O'Neill et la psychanalyse.

Au cours de l’été 1935, Robert Motherwell fait son « tour d'Europe » : la France, où il rencontre les surréalistes et expérimente l’écriture automatique, l’Italie, la Suisse, l’Allemagne, la Belgique et l’Angleterre. Après des études de philosophie à l’université de Harvard de Cambridge (Massachusetts), il écrit une thèse sur le journal d’Eugène Delacroix.

Il revient à Paris en 1938 et traduit le livre de Paul Signac D'Eugène Delacroix au néo-impressionnisme. En 1939, il expose pour la première fois à la galerie Raymond Duncan, un compatriote2.

De retour aux États-Unis en 1940, Robert Motherwell s’installe à New York. Il étudie l’histoire de l’art à l’université Columbia. Il retrouve en 1941 les surréalistes exilés André Breton, Marcel Duchamp, Max Ernst, André Masson, Matta, Yves Tanguy. Il publie dans la revue surréaliste VVV que dirigent Breton, Ernst, Duchamp et le peintre David Hare, pratique l'écriture automatique avec Jackson Pollock et William Baziotes, joue aux échecs avec Max Ernst qui lui donne une sculpture et participe à l'exposition First Papers of Surrealism (1942). Il apprend la gravure avec le peintre suisse Kurt Seligmann et voyage au Mexique en compagnie de Matta. De cette période, il confessera en 1964, « n’avoir jamais été un peintre surréaliste car [il] n'acceptai[t] pas la signification que [le surréalisme] donnait à l'image3. »

En 1943, Robert Motherwell réalise ses premiers collages à l’invitation de Peggy Guggenheim qui compte les exposer dans sa galerie aux côtés de ceux de Baziotes et Pollock. En 1945 il dirige la publication d’une collection de textes théoriques sur l’art moderne européen sous le titre de The Documents of Modern Art. En 1946, il participe à l’exposition « Fourteen Americans » organisé par le MOMA de New York.

En 1948, avec Baziotes, David Hare, Barnett Newman et le peintre Mark Rothko, il fonde l’école « Subjects of the Artists ». Il commence un tableau intitulée Elegy consacré à la République espagnol de 1936. Ce tableau ne sera achevé qu'en 1976.

De 1950 à 1958, Robert Motherwell donne des cours au Hunter College de New York. Il représente les États-Unis à la Biennale de Venise de 1950 et celle de São Paulo en 1961.

En 1986, il reçoit la Médaille d'or du mérite des beaux-arts du Ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sports espagnol4.
Analyse de l'œuvre

Associée à l’expressionnisme abstrait américain, la démarche intellectuelle de Robert Motherwell se caractérise par le large éventail de ses centres d'intérêt : la philosophie, la littérature symboliste, la psychanalyse et l’art oriental. Sa peinture va du lyrisme le plus violent à une sérénité presque austère. Le noir et le blanc ont été la base de Motherwell pendant plus de quarante ans : « le noir représente la mort, l'angoisse, le blanc représente la vie, l'éclat. »[réf. nécessaire]

Robert Motherwell appelle « extension de la division » la simultanéité de l’acte de peindre et de celui de dessiner. Il ne dessine jamais à partir de la nature mais à partir de la « vie » intime de l’esprit et des émotions. Il utilise le dessin pour trouver de nouvelles images ou pour résoudre des problèmes picturaux. Ce qu’il appelle des « gribouillis » lui sert à donner naissance à de nouvelles idées.

Barnett Newman disait que lorsqu'il lisait les écrits de Robert Motherwell, il apprenait ce que Motherwell avait lu, mais lorsqu'il voulait savoir ce qui concernait réellement Motherwell, il regardait ses tableaux5.

R. Motherwell : « Je commence à peindre sur le sol. La peinture, quand je peins à la verticale, goutte trop. On contrôle mieux la toile quand on peint à l'horizontale, et en même temps on a une vue moins restreinte. Je peux tourner autour, par exemple. Je m'acharne sur la surface plane et, miraculeusement, l'espace tri-dimensionnel prend une existence pour lui-même. Je finis par terminer le tableau à la verticale, debout. »6
Œuvres
Œuvres picturales

    The Little spanish prison, 19427
    The Crossing, 1948
    The Blue painting lesson n° 1 to 5, 1973, acrylique sur toiles8
    Elegy to the Spanish Republic, 1949-1976, acrylique sur toile, 245 × 305 cm9
    Mexican light, 1979, huile sur toile, 121,9 × 121,9 cm10
    Beau geste 1, 198911
    Catalonia, 1989, acrylique et encre sur toile, 230 × 460 cm12

Écrit

    Traduction en anglais du livre de Paul Signac D'Eugène Delacroix au néo-impressionnisme, 1938.
    The Dada Painters and Poets, éd. R. Motherwell, New York, 1951. Dans ce livre figure la traduction en anglais de l'article « L'Exposition des indépendants » d'Arthur Cravan.